- Vous pouvez voir l'inventaire du patrimoine de Venerque réalisé par le service de la connaissance de la Région Midi-Pyrénées sur le site www.patrimoines.midipyrenees.fr, avec notamment une visite panoramique de l'église Saint-Pierre.
- Histoire de Venerque d'après le livre de M. TUFFERY :
VENERQUE, bâtie sur les bords de l’Ariège et de son affluent : la Hyse, 2618 habitants en 2007, et dont le nom semble avoir pour origine dans les deux mots : bene et arx : lieu bien défendu, fut sûrement habité dès les premiers siècles de l'humanité.
Au siècle dernier, le Docteur Jean Baptiste Noulet, enfant de Venerque et premier directeur du Muséum de Toulouse, découvrit tout à côté des ossements d'homme fossile, ainsi que sur le site lui-même, de nombreuses haches de pierres et divers instruments de fer, utilisé par l'humanité primitive.
Plus récemment, sur le plateau de la
Trinité où s'élevait jadis un couvent des Trinitaires, furent découverts des bijoux grossiers et des poteries datant de l'âge de fer. Enfin au début de ce siècle, sur le plateau du
Mont-Frouzi fut découvert un cimetière de guerriers Mérovingiens, tués là (en patois Froustits : écrasés) au cours d'une bataille livrée sur le coteau qui en a par son nom, perpétué le souvenir.
Historiquement, on rencontre pour la première fois le nom de Bénerque dans le registre des abbayes de France établi en 818 par Charles le Chauve. Donc sous Charlemagne,
l'abbaye St Pierre de Venerque existait déjà avec sa chapelle à l'emplacement de l'église actuelle.
Par la suite, après plusieurs siècles sur lesquels nous ne possédons aucun document, le premier Seigneur de Venerque connu est :
Guillaume de Falgar qui de 1628 ou il en prit possession garda la seigneurie à ses descendants qui la conservèrent jusqu'en 1532.
Durant cette période ; en 1316 fut fondée la léproserie des
Peyrousés avec son Hôpital.
En 1362, Innocent VI nomma prieur de l'abbaye
Hugues de St Martial cardinal de Ste Marie du Portique.
En 1474, les habitants de Venerque reçoivent la charte des libertés à l'occasion du partage de la seigneurie entre les Falgar et le seigneur Plaigne.
Enfin en 1497 est fondée à Venerque la
confrérie de St-Phébade, évêque d'Agen, dont le corps fut volé et transféré à l'abbaye de Venerque par les moines bénédictins. La chasse en cuivre du XIIIe siècle est toujours ici.
En 1532,
Roger d'Espagne, baron de Montespan, achète aux Falgar leur part de seigneurie, mais la gardera peu de son temps.
Simon de Lancefoc rachète cette part et celle des
Paigne et devient le seul seigneur. Il fait construire le château féodal en face l'église, mais meurt en 1550 sans postérité.
La seigneurie est alors achetée momentanément par
J.F. Brun, il ne la gardera que dix ans.
Jean de Mansencal, ancien président du parlement de Toulouse se rend acquéreur de la seigneurie. Cette famille la conservera jusqu'en 1712. Les
Mansencal verront Venerque prise en 1570 par
l'amiral de Coligny, qui fit ensuite fortifier les remparts Nord par où il avait pu pénétrer facilement dans la ville. Le
duc de Ventadour, lieutenant du Roi, la reprend en 1595 et fait raser le
rempart de Coligny. En effet, pour prendre Venerque il avait du contourner et passer par surprise la Hyse au quartier qui depuis lors garda le nom «du Duc».
Gendre du dernier des Mansencal,
Jean-Pierre d'Assezat, conseiller au Parlement de Toulouse, devient en 1712 seigneur de Venerque, il partagera la seigneurie avec les
Polastron de la Hilière. Ces deux familles la conserveront jusqu'à la Révolution.
Si de 1789 à 1793, il y eut des troubles à Venerque, cela fut surtout du au passage fréquent de matelots toulousains qui accostaient au port de Venerque, sur l'Ariège, tout près de l'endroit où les
Orpailleurs venaient l'été dresser leurs tentes.
Le calme revenu, les maires de l'époque et leurs successeurs :
Sengely,
Mailhol,
De Ginisty,
Guilhem, plus récemment
Pourciel, avant la guerre, qui préconisa son expansion, eurent à cœur de doter Venerque de tout le confort public qui en fait un site apprécié des connaisseurs.
L'abbé
Jean Barthes, curé de Venerque dans les années 1875, ami de François Coppée qui venait souvent ici, chanta dans son livre «Autour du Clocher» tout ce qui dans le terroir tient à cœur aux Venerquois.
Plus récemment, le
Docteur Auguste Guilhem, ancien maire de Venerque, donna à sa mort en 1922, sa propriété de Julia pour y installer un centre hospitalier ; actuellement, Institut Médico Pédagogique.
L'église St-Pierre : monument historique occupe l'emplacement de l'antique chapelle du monastère du IXe siècle. Le chœur et les deux chapelles, construits en pierre de taille datent du XIe et XIIIe siècle.
Le clocher-mur en briques se transforma du XIVe au XVIe en tour fortifiée par surélévation des murs du chœur. De cette époque date aussi la grille en fer forgé des fonts baptismaux, datée de 1515.
La nef réduite au début à une seule travée, fut allongée au fur et à mesure des besoins. L'aspect fortifié extérieur de la nef, date seulement de la fin du siècle dernier, l'architecte
Esquié, transforma ainsi l'ancien toit à deux pentes d'après des plans inspirés par
Violet le Duc.
Et voilà en quelques lignes en même temps que l'histoire générale de Venerque, l'explication de l'origine de quelques noms de ses rues.